Le 29 août 2018, bloquons le Medef

Share Button

L’université d’été du Medef, c’est le rendez vous annuel des patrons, la fête des actionnaires, le banquet des très riches et de leurs servant-es

Depuis 20 ans, ils et elles organisent leur rentrée « sociale », c’est à dire construisent le rapport de forces pour s’imposer face aux salarié-es que nous sommes et écraser davantage encore les plus précaires et les plus pauvres.
Il s’agit pour les patron-nes de voir comment résister aux pressions du mouvement social et syndical en faveur des salaires, de l’emploi et des conditions de travail.
Mais aussi de faire pression sur les pouvoirs publics, le gouvernement, en faveur de « réformes » qui leur soient favorables. On ne peut que constater le succès de cette entreprise sur les derniers gouvernements avec les lois travail en particulier.

Séparation du Medef et de l’Etat !

On ne compte plus les dirigeant-es qui passent d’un poste à responsabilité dans une grande entreprise à une responsabilité centrale dans un gouvernement et dans celui-ci en particulier. Loin de représenter une quelconque « société civile », ces patrons font font valoir leurs intérêts au sein du gouvernement. Murielle Pénicaud ancienne DRH de Danone et actuelle ministre du travail en est l’exemple le plus significatif, mais c’est le cas aussi de la ministre de la culture, sans parler de Macron lui-même, passé de la Banque Rothschild au Ministère de l’économie… à la tête de l’état.

Ils et elles veulent aller plus loin

Le gouvernement et le Medef entendent poursuivre leur œuvre commune : réformer les retraites pour remettre en cause la continuité du niveau de vie à la fin de la vie professionnelle (les retraitée-es sont inactif-ves, c’est bien connu !), supprimer des postes dans la fonction publique pour privatiser le plus de missions possible et embaucher sous contrat privé, privatiser des entreprises encore au moins partiellement publiques. Et aussi contrôler les chômeurs et chômeuses, réduire les aides sociales et le logement social.

Pour défendre nos droits, pour en gagner de nouveaux

Salaires, emplois, conditions de travail, protection sociale et retraites, droit à la santé, à la mobilité, à l’éducation, au logement… nos besoins sont immenses. Nous voulons améliorer et étendre nos droits, nous voulons l’égalité et la justice sociale. Face à nous, ils sont forts et organisés mais nous sommes le nombre si nous sommes uni-es et déterminé-es. Pour construire cette force nous prenons cette première initiative à la rentrée et nous appelons toutes les forces du mouvement social et syndical à y participer.

 

RDV 11h30 à la gare de Jouy en Josas (RER C) pour se rendre en manifestation devant l’université HEC.