Le temps des forêts : Projection / Débat le 10 janvier 2019

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LE C3V MAISON CITOYENNE VOUS PROPOSE : le 10 JANVIER 2019 salle Agnès VARDA à JOIGNY à 19h45 un film documentaire de François-Xavier DROUET.

Un reportage choquant et poétique à la fois, sur une problématique dont on ne connaît généralement pas autant l’importance que celle de l’agriculture.
A voir d’urgence !

Quelqu’un de la petite Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives.
Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain.

« Sous les sapins, rien n’y pénètre…Pas même le chant des oiseaux »

soupire en préambule une ancienne bergère du plateau de Millevaches (Limousin). Le film Le Temps des Forêts -dont Sciences et Avenir est partenaire- nous fait pénétrer d’emblée dans un monde insoupçonné : celui des bois monotypes du Limousin, plantés serrés de pins Douglas, dont les sols truffés d’aiguilles ne grouillent pas de lombrics et dont les futaies n’abritent nul animal.

Loin de la carte postale rêvée des urbains, des pro-meneurs et même des chasseurs, ces plantations sont “des usines à bois “lourdement mécanisées, exploitées au mépris de la biodiversité.

Oui, la surface boisée ne cesse de progresser dans l’Hexagone : mais comme le dit l’un des intervenants du film,

“Le problème en France, ce n’est pas la déforestation, c’est la malforestation !”

“Dans le Massif central, on ne plante quasiment plus que du pin Douglas “

pointe Le réalisateur François-Xavier Drouet, récompensé le 11 aout 2018 par le prix de la semaine de la critique au Festival de Locarno (Suisse) pour son voyage à travers la sylviculture industrielle et ses alternatives, du Limousin aux landes et des Vosges au Morvan.
Reboiser, c’est bien joli.. “Mais la valeur écologique d’un arbre dépend de la façon dont il est planté, géré, abattu, transformé.. transporté..” Certains ne valent-ils pas mieux que de finir dans des chaudières, avant même d’avoir atteint leur maturité, restitué des éléments nutritifs à la terre ? Alors que nos forêts ont un rôle régulateur pour le climat ? “
Les gestionnaires adaptent la forêt aux besoins de la grande industrie pour faire face à la concurrence des grands producteurs de bois, comme les pays scandinaves ” constate le réalisateur. Leurs politiques privilégient le volume de bois récolté plutôt que la qualité, d’où le choix d’une sylviculture simplifiée et débitée à flux tendu.”