24 mai Grève mondiale pour le climat

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à l’initiative des jeunes, collégien.nes, lycéen.nes, étudiant.es.

Quelles que soient leurs formes les mobilisations en faveur du climat ne faiblissent pas. La prise de conscience s’élargit en particulier dans la jeunesse face aux dangers qui se présentent pour son avenir.

Les mesures Macron en matière écologique comme sociale sont insuffisantes !

Elles ne répondent pas à l’urgence écologique et sociale qui s’exprime depuis plusieurs mois dans la rue malgré la politique répressive mise en œuvre. Tandis qu’il faudrait des mesures pour inverser le réchauffement climatique, elles se contentent d’un saupoudrage écologique et d’une accélération des politiques néolibérales mortifères !
Ces mesures ne remettent pas en question les principes de la croissance, de la logique productiviste éparpillée à travers le monde en fonction des réglementations sociales et environnementales les moins-disantes et de la mainmise de la finance.

Il s’agit de préserver le pré-carré néolibéral au service des multinationales et des 1% les plus riches à l’origine des dérèglements climatiques et de l’augmentation des inégalités et de la précarité.
Soutenir la mobilisation des jeunes pour le climat : une évidence et une nécessité !

Parce que lutter pour inverser le réchauffement climatique est un objectif prioritaire pour les générations actuelles et à venir Parce que les mesures à prendre en urgence pour la transition écologique ne pourront se faire sans justice sociale, sans une meilleure répartition des richesses et sans remettre en cause le capitalisme, aux effets dévastateurs : L’Union syndicale Solidaires appelle les salarié.es le 24 mai, à rejoindre par la grève intergénérationnelle la mobilisation de la jeunesse pour une société juste, solidaire et écologique.

Des mesures claires et immédiates sont nécessaires pour répondent aux besoins sociaux et aux nécessités écologiques qui ne peuvent attendre :

  • Pour une autre répartition des richesses, l’augmentation des salaires est incontournable Solidaires revendique un salaire minimum à 1700€ net ainsi que le relèvement des minima sociaux, une augmentation immédiate de 400€ pour tous-tes, aucun revenu en-dessous du seuil de pauvreté et le retrait de la hausse de la CSG sur les retraites.
  • Pour la justice fiscale, la baisse des taxes sur les carburants, l’abandon de la flat taxe et le rétablissement de l’ISF qui profitent au plus riches, l’abandon des mesures sur les CICE qui ne sert pas l’emploi mais remplissent les poches des actionnaires (plus de 60 Mds€ reversés depuis son lancement en 2014), la taxation du transport aérien et maritime jusque-là exonéré à 100%
  • Pour l’urgence climatique, faire du financement de la rénovation des logements une priorité notamment pour le logement social.

Nous avons besoin d’une transformation en profondeur de la société, l’Union syndicale Solidaires revendique :

  • Une réforme fiscale tournée vers l’intérêt général ayant pour objectif le financement de la transformation sociale et écologique. Pour cela l’argent ne manque pas : l’évasion et la fraude fiscale, 60 à 100Mds€ par an ; l’abandon de l’ISF et de la flat tax, 4mMds € chacun ; CICE, 21 Mds€ en 2018 et voté pour 2019, 40Mds€ au profit des entreprises et reverser majoritairement aux actionnaires au détriment de l’emploi…
  • Le renforcement et le développement de transports collectifs urbains, péri-urbains et ruraux qui privilégient le ferroviaire.
  • Une nouvelle organisation des services publics, basée sur la proximité qui leur permet de remplir leurs missions aux services de la population dans les territoires ruraux comme dans les quartiers populaires.
  • Une politique publique d’aménagement du territoire axée sur le développement d’emplois locaux non délocalisables en particulier dans les secteurs du commerce de proximité, du tissu industriel local et de l’agriculture paysanne.
  • Pour l’égalité des droits pour toutes et tous au travail et dans la société en général.
  • Pour de vraies mesures contre les discriminations, aucun.e travailleur.euse n’est illégal.e.
  • Pour l’accompagnement de la reconversion des outils de production des secteurs à forte évolution du fait des politique publiques pour la transition écologique
  • Pour l’accompagnement des salarié.es de ces secteurs, par la mise en place d’un revenu et d’une protection sociale équivalents à l’emploi occupé précédemment pendant toute la durée de leur reconversion.
  • Une baisse significative du temps de travail qui participer à la résorption du chômage et à libérer du temps libre pour le vivre ensemble et la participation à l’organisation collective de la transformation de la société.