Le scrutin aura lieu du 30/12/16 au 13/01/17

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Dans un communiqué publié ce matin, Myriam El Khomri vient d’annoncer le report du scrutin visant à mesurer l’audience des organisations syndicales auprès des salarié-es des TPE. Cela fait suite au choix de la CGT de se pourvoir en cassation contre deux jugements de tribunaux d’instance validant la candidature du STC et celle du syndicat LAB à ce scrutin.

Le scrutin, initialement prévu du 28 novembre au 12 décembre, aura donc lieu du 30 décembre au 13 janvier. Ce report, à 11 jours du début du scrutin, alors que les organisations syndicales ont commencé leur campagne depuis plusieurs mois et que le matériel de propagande reprend les dates initialement prévues est un mauvais coup porté aux organisations syndicales et aux salarié-es des très petites entreprises, très petites associations et de particuliers.

Le choix de ces dates, en période « de fêtes », de congés et de « grandes vacances » dans certains DOM est ubuesque. Elle clôt décidément une année phare pour la ministre du travail, qui après avoir rabougri comme jamais les droits des salarié-es, validé contre l’avis du Ministère le licenciement d’un délégué syndical CGT d’Air France, méprise maintenant et ouvertement la possibilité pour des millions de salarié-es d’être représenté-es et ainsi mieux défendu-es !

Nous rappelons que pour Solidaires :

  • C’est aux salarié-es de choisir librement quels syndicats les représentent ; le STC et LAB sont des organisations syndicales, et par ailleurs leur représentativité dans leur champ d’intervention est incontestable ; comme nous le faisons depuis les premiers recours contre eux, il y a près de 5 mois maintenant, nous affirmons que STC et LAB doivent pouvoir se présenter à ce scrutin.
  • Le scrutin doit avoir lieu aux dates prévues. C’est une question de respect vis-à-vis des salarié-es des TPE et TPA et des organisations syndicales respectueuses de la démocratie syndicale.
  • Le gouvernement doit mettre les moyens pour assurer une participation importante, cela passe par exemple par la mise à disposition de panneaux électoraux dans les villes et l’organisation de débats dans les médias (ce qui a été largement fait, et le sera, pour des « « primaires » des élections présidentielles, qui concernent potentiellement nettement moins d’électeurs et d’électrices).