Journée internationale contre le racisme, 21 mars

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Le 21 mars est la journée internationale contre le racisme. Pour l’Union syndicale Solidaires, ce doit être l’occasion d’exprimer partout nos revendications pour l’égalité, contre les discriminations, contre le racisme et les violences de toutes natures qu’il engendre, de débattre et de manifester avec les collectifs, associations et organisations.

Solidaires a soutenu la grève de plus de 7 mois des travailleurs sans-papiers de Chronopost à Alfortville dans le Val de Marne. Aujourd’hui, 26 travailleurs, soit la presque totalité de ceux qui travaillaient à Chronopost, ont été régularisés et le combat continue pour ceux qui étaient présents en soutien sur le piquet devant l’entreprise. C’est une victoire acquise par leur détermination et par la solidarité.

Les travailleurs et travailleuses sans papiers en raison de leur grande vulnérabilité sont exploité·es de façon honteuse. Les syndicats doivent répondre à leurs demandes de soutien. Ce sont nos entreprises qui les exploitent, et ce faisant, s’offrent une main d’œuvre bon marché et divisent les travailleur·euses.
Mais le combat concerne aussi les lois, circulaires, règlements qui rejetent dans l’illégalité ceux et celles qui arrivent sur le territoire français quelle que soient leurs raisons. Les obstacles qui sont mis à leur régularisation permettent ces situations de sur-exploitation, et cela alors que le gouvernement et l’Union européenne savent très bien que le patronat recherche ces travailleurs pour les embaucher dans des secteurs tels que le bâtiment, le nettoyage, l’agriculture, la restauration, les services à la personne…

Sans-papiers, égaux-égales, personne n’est illégal-e

C’est une des raisons pour laquelle l’Union syndicale Solidaires est investie dans la campagne “Egaux, égales” et qu’elle défilera à l’appel de la Marche des solidarités et des collectifs de sans-papiers ce 21 mars.

Racismes, islamophobie, ça suffit

Dans notre quotidien, les actes racistes sont trop nombreux et touchent nombre d’entre nous perçu·es comme noir·es, arabes ou musulman·es, rrom·es, juif·ves, asiatiques. Ils sont le fait de collègues, de petits chefs ou de patrons mais aussi des institutions. Le Défenseur des droits a établi le lien entre les réflexions, les brimades, le harcèlement et ses conséquences sur le travail et la carrière des personnes.

Le gouvernement a publié une liste d’entreprises (Air France, Accor, Altran, Arkéma, Renault, Rexel et Sopra Steria) qui ont été testées et pratiquent la discrimination à l’embauche. Aux syndicats et aux premiers et premières concerné-es de faire changer les choses à l’embauche mais aussi pour toute la carrière.

Ce gouvernement dénonce, mais dans le même temps des clauses de nationalité et de diplômes empêchent l’accès à l’emploi de nombreux·ses étrangers et étrangères extra-européen·nes. Ce faisant, il habitue les entreprises et certaines administrations à ne recruter que du personnel visiblement “blanc”. Ce même gouvernement entretient le rejet des musulmans et musulmanes par la permanence de discours sur l’Islam, la laïcité et la mise en place de mesures anti-terroristes qui justifient des licenciements sur seule décision administrative.

Il faut dire encore que le racisme tue, il tue des jeunes dans les quartiers sans que les faits soient reconnus et les policiers condamnés. Solidaires s’associera donc à la marche des familles contre les violences policières le 14 mars.