PLAN HOPITAL DE LA HONTE : LES 5 ET 17 DECEMBRE, L’HOPITAL RETOURNE DANS LA RUE

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Ensemble pour ne pas livrer en festin nos services publics, nos systèmes de santé, de protection, d’éducation, notre environnement et nos vies au marché. Restons mobilisé-es nombreuses et nombreux, pour les droits de toutes et tous.

Malgré la colère des hospitalier-es qui s’exprime depuis bientôt 8 mois, le gouvernement continue à dérouler ses réformes. Son « Plan d’Urgence » répond à tout sauf aux 3 revendications de base : plus de lits, plus de personnels, plus de salaire.

Il sait en effet que nos revendications remettent fondamentalement en cause sa gestion libérale des services de soins, sociaux et médico-sociaux, comme des entreprises marchandes sur un marché concurrentiel, avec pour objectif la baisse des dépenses publiques. Celle-ci se traduit dans un PLFSS 2020 qui ne finance même pas l’existant !

Les miettes proposées par Agnès BUZYN pour tenter d’éteindre l’expression de la colère de plus de 250 services d’Urgences en lutte n’ont pas suffi, bien au contraire, elles ont mis l’étincelle à tous les étages de l’hôpital public, ouvrant le bal des contestations à de nouveaux collectifs : Inter Blocs, Inter urgences, Inter Hôpitaux, au Printemps de la psychiatrie……

Le soutien des Organisations Syndicales ainsi que la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des Maternités de Proximité a permis, le 14 novembre, la convergence dans une énorme manifestation parisienne, de plus de 20 000 professionnel-les et usager-es refusant l’affaiblissement organisé de notre système de santé.

Une mobilisation marquée par un très beau cortège où un très grand nombre des militant-es SUD Santé Sociaux ont arpenté le pavé de la contestation, pour dire non à la Casse de l’hôpital et de notre protection sociale.

Professionnel-les issu-es de différentes structures hospitalières, de services du social et du médico-social et les usager-es, se sont déplacé-es de toute la France, pour dénoncer les dégradations des conditions d’accueil et de soins et les maltraitances institutionnelles.

Paramédicaux, médecins, internes et externes, administratifs et ouvrier-es, nous étions des milliers à dénoncer la surdité gouvernementale et sa logique budgétaire, qui conduit de plus en plus à des soins imparfaits, entrainant la perte de sens de nos métiers, l’épuisement professionnel et la fuite des collègues, en souffrance éthique, vers d’autres horizons professionnels.

Nous y avons exprimé massivement notre ras le bol de leur politique de rationnement excessif, de leur management agressif et infantilisant. Nous avons refusé la confiscation de notre bien commun