COVID-19 : soignant-es touché-es silence on tue.

Share Button

Tous les soirs, lors de la conférence de presse du ministère de la Santé, qu’elle soit présentée par Véran ou Salomon, la ritournelle des mort-es, des hospitalisé-es, des patient-es en réanimation, des sorties se répète.

Il est une donnée qui n’est pas connue, sauf lorsque ce sont des médecins, c’est le nombre de victimes chez les personnels, soit décédées soit atteintes du COVID-19. Pourquoi ce silence des autorités sanitaires?

Ce silence prévaut à tous les niveaux, sauf à de rares exceptions, ministère, ARS et directions, pourquoi ce mutisme, que se cache-t-il derrière tout cela?

Pour les médecins, nous comprenons que les autorités en parle, en effet, c’est une perte sèche sur l’investissement de la société, pensez, 9 années d’études financées par la communauté.

Pour les infirmier-es ou les aides soignant-es ce ne sont que 3 ans pour les premier-es et 1 an pour les second-es, la perte est moindre.

Quant aux autres personnels des hôpitaux, des EHPAD ou des cliniques, des personnels du social ou du médico-social, c’est encore pire, personne n’en parle.

Tchernobyl a eu ses liquidateurs, le COVID aura-t-il les siens ?

Peut-être craignent ils en publiant ce décompte des victimes professionnelles de voir les salarié-es fuir, après la crise, ces professions à risque. En effet, qui voudrait exercer un métier à risque, sans que l’employeur, que ce soit l’Etat, des employeurs privés, des associations, ne le protègent en fournissant le matériel ?

La colère parmi les salarié-es est grande et pourrait se traduire par des démissions en masse suite à l’incurie de l’Etat pour la gestion de cette crise. Dans ce cas, qu’en sera-t-il de l’après confinement ou il faudra bien reprendre des activités hospitalières “normales” si les personnels abdiquent ?

Le gouvernement croit-il que la calinothérapie, qu’il prône en encourageant les gens à applaudir à 20h, suffira à satisfaire les revendications?

Ne sommes-nous que de la chair à Covid ?

Nous avons besoin de matériel de protection, de reconnaissance salariale, de réouverture de lits, de repenser un autre système de santé.

Le Président a annoncé dans tous les médias, que plus rien ne sera comme avant, et derrière, il se prépare à vendre la santé publique au privé. Ses belles paroles sur les jours heureux, ou sont-elles passées?

La vocation de notre système de santé n’est-il que d’engraisser les parasites du CAC 4O ?