Le ministre de l’Intérieur est un menteur

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La manifestation parisienne du 1er mai a été une nouvelle fois l’occasion pour les « forces de l’ordre » de réprimer violemment ceux et celles venu-es réclamer une autre politique sociale, fiscale et écologique. Nous assurons l’ensemble des blessé-es de notre solidarité. La mise en scène pendant plusieurs jours sur la prétendue dangerosité de cette manifestation par les services de l’intérieur et le Ministre lui-même, relayés largement, ont tenté de décourager les manifestant-es. Cette manifestation a été un succès de participation portant des revendications justes et légitimes. Il s’agit ici de rétablir certaines vérités.

Lorsque que le ministre de l’Intérieur déclare que tout a été fait pour que les organisations syndicales puissent manifester sereinement, il ment ! Avant même le début de la manifestation, des militant-es de l’Union syndicale Solidaires, clairement identifié-es, ont été victimes d’insultes lors des « contrôles préventifs », se sont fait confisquer du matériel inoffensif (sérum physiologique, foulard ou même des gants), y compris lorsqu’ils/elles expliquaient qu’ils étaient chargé-es de la protection du cortège syndical.

Lorsque le ministre de l’intérieur déclare que les organisations syndicales n’ont pas été prises pour cibles par les « forces de l’ordre », il ment ! Notre cortège, clairement identifié, a été la cible de grenades de désencerclement et lacrymogènes! Le carré de tête syndical unitaire, facilement reconnaissable, a aussi été victime de tirs ciblés de grenades lacrymogènes et même de jets de canon à eau, obligeant à exfiltrer notre porte-parole national tellement l’air était irrespirable… alors que tout était calme aux alentours.

Lorsque le ministre de l’Intérieur essaie de faire diversion en parlant d’une « attaque de Blacks blocks contre la Pitié Salpêtrière, il ment ! Si des manifestant-es sont bien rentré-es dans l’hôpital, ce n’était évidemment pas pour l’attaquer, mais pour tenter d’échapper aux violentes charges policières, comme ont pu le constater des personnels présent-es sur place.

Nous avons évidemment des témoignages et des vidéos qui montrent que les propos du ministre de l’intérieur sont des mensonges. Nous les avons à disposition de celles et ceux qui le souhaitent.