PSA : exploité-es durant des années puis jeté-es à la rue ?

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Le groupe PSA annonce, lors d’un CCE tenu le 12 juillet, un plan de restructuration qui prévoit notamment la fermeture du site de PSA Aulnay et la suppression de 8 300 emplois, dont 6 500 seraient des « départs imposés » qui prendraient différentes formes.

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  • La filière automobile illustre les impasses de la logique capitaliste qui, pour augmenter les profits, sacrifie les emplois et les salaires. Le contexte des politiques d’austérité dans l’ensemble de l’Europe aggrave la situation et accentue la récession. A cela s’ajoute de mauvais choix stratégiques, comme ceux de PSA, qui conduisent à des désastres sociaux où ce sont plusieurs dizaines de milliers d’emplois qui sont en jeu, en prenant en compte les nombreux salarié-es des entreprises sous-traitantes : Sevelnord, Lear, Trigo…

    Sans droit de véto des Comités d’Entreprise contre les licenciements collectifs, sans législation contraignante contre les licenciements, qu’ils soient boursiers ou pas, les plans sociaux vont continuer à être la seule variable d’ajustement du patronat. La simple « force de dissuasion », position défendue par le Ministère du redressement productif, vient de connaître son premier échec.

    Les salarié-es, par leur mobilisation, demandent à la famille PSA de revenir immédiatement sur sa décision et ont décidé d’appeler au blocage illimité de la production sur l’usine de PSA Aulnay. Ils interpellent également le Premier Ministre et le Ministre du redressement productif pour qu’ils prennent leur responsabilité afin :

    • de mettre en place un plan d’ensemble de la filière automobile assurant l’avenir et maintenant tous les emplois du secteur, notamment à PSA (en intégrant les sous-traitants) ;
    • d’imposer un plan national d’innovation et de développement de « l’automobile du futur », intégrant les impératifs écologiques ;
    • de mettre en place un fonds patronal mutualisé, financé par les entreprises du secteur de l’automobile (Renault,Toyota, etc.) pour maintenir l’activité.

     

    Grève victorieuse des intérimaires.
    Durant 5 jours, et à la veille de l’annonce dramatique pour les milliers de salarié-es de PSA Aulnay et des sous-traitants, les intérimaires de l’atelier peinture-cabine de l’usine PSA ont fait grève. C’est l’un des secteurs les plus durs de l’usine à Aulnay Sous Bois, avec des conditions de travail pénibles (masques et bombonnes de 5 kg sur le dos toute la journée). Si des intérimaires se sont mis en grève, c’est qu’avec la menace de fermeture de l’usine, ils seront les premiers à être virés… Cette lutte a fait reculer la direction car elle a perdu des millions d’euros (1500 voitures n’ont pu sortir de l’usine). Cela peut donner de l’espoir à l’ensemble des travailleurs de PSA. Les intérimaires de l’atelier peinture ont gagné :
    Le renouvellement de leurs contrats du 1er octobre au 31 janvier 2013.

    • Le paiement du chômage technique de la dernière semaine d’aôut.
    • Le paiement d’un tiers des jours de grève
    • De plus, Abdallah Baih, délégué SUD, qui était menacé de licenciement, a obtenu son reclassement aprés 15 jours de grève de la faim et une solidarité sans précédent de l’ensemble des salarié-es.